Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.
127 Heures, drame de Danny Boyle. Avec James Franco, Clémence Poésy, Amber Tamblyn, Kate Mara...
La note de Tranches de ciné : 5/5
Le pitch : Aron Ralston (J. Franco) est un sportif aguerri. Mais le 26 Avril 2003, lors d'une de ses randonnées dans les gorges de l'Utah, l'improbable se produit : alors qu'Aron descend au fond d'un canyon, le rocher sur lequel il prend appui se détache et coince son bras contre la paroi. Il est alors pris dans un piège qui le retiendra prisonnier pendant 127 heures au bout desquelles il devra prendre la décision la plus importante de toute sa vie.
La critique : Transposition sur grand écran de l'histoire réellement vécue par l'Américain Aron Ralston, 127 Heures est un film qui peut se montrer très doux mais aussi très dur.
Avant toute autre chose, je tiens à souligner la qualité de la mise en scène. Danny Boyle offre un véritable spectacle pour les yeux. Les plans sont tous très travaillés et même beaux, notamment grâce à des couleurs superbement mises en valeur. Mais il faut également mentionner cette alternance entre passages en vue subjective, passages en vue à la troisième personne ou encore passages en vue à travers l'objectif de la caméra d'Aron. Danny Boyle offre ainsi toute une palette de plans qui constitue finalement un vrai régal pour les yeux. Mais si 127 Heures est aussi prenant, c'est aussi et surtout par le sujet qu'il traite et par l'ambiance qu'il impose. Le film peut se montrer très dur (et je pense notamment au moment où Aron se retrouve coincé et à d'autres instants où tout espoir semble perdu, où ce personnage vient à paniquer) mais il peut aussi être beaucoup plus léger. En tous cas, s'il l'est, c'est surtout sur la forme car le fond reste quand même très lourd. Ainsi, le passage où Aron "joue" à la mise en scène d'une émission de télé (ou de radio, je ne sais pas trop mais ce n'est pas ce qui compte le plus) se trouve être assez drôle, notamment grâce au second degré dont le personnage arrive à faire preuve malgré les circonstances. Et ce second degré est important car c'est lui qui réussit à faire conserver à cette scène plutôt détendue un fond assez lourd qui est celui de tout le film. Concernant les messages véhiculés par le film, je crois que l'idée principale c'est qu'il faut prendre conscience de tout ce qu'on a avant de se retrouver dans la situation où l'on risque de tout perdre. C'est un beau message qui se trouve ici traité d'une belle manière à travers ces flash-backs qui nous permettent de plonger dans le passé d'Aron.
Côté casting, ce film présente l'avantage d'en avoir un très réduit. Je ne pense d'ailleurs pas qu'il soit réellement nécessaire de revenir sur les performances de Clémence Poésy ou d'Amber Tamblyn (entre autres) tant leurs apparitions sont fugaces. Et puis il y a James Franco. L'acteur vient ici prouver à ceux qui en doutaient encore que son talent n'est pas à nier. Il porte un film de près d'1h30 entièrement sur ses épaules et ne peut donc pas se permettre le moindre faux-pas. Et le pari est réussi car James Franco réussit à passer (et nous avec) du rire aux larmes avec une aisance incroyable et entraîne le spectateur avec lui. Impossible d'y échapper !
Danny Boyle signe donc ici une oeuvre atypique et exceptionnelle avec un final que l'on connaît si on avait suivi l'affaire à l'époque mais qui ne pourra pas laisser indifférent.
Le "Oh, au fait !" :
L'hélicoptère qui recherche Aron apparaît après 1h27 de film. Hasard ou volonté de Danny Boyle, difficile à dire.