Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.
Café de Flore, drame de Jean-Marc Vallée. Avec Vanessa Paradis, Kevin Parent, Hélène Florent, Evelyne Brochu...
La note de Tranches de Ciné : 2/5
Le pitch: En 1969, Jacqueline (V. Paradis) élève seule Laurent (M. Gerrier), enfant trisomique. En 2011, Antoine (K. Parent) est séparé de son premier amour et vit désormais avec une autre femme. Deux époques mais un seul thème : l'amour impossible, contrarié.
La critique : Difficile de critiquer Café de Flore tant ce film est étrange. Pourtant, il faut bien en passer par là.
Avec un thème aussi commun que l'amour (en particulier l'amour brisé ou contrarié), Jean-Marc Vallée aurait pu s'enliser dans une série de clichés tous plus niaiseux les uns que les autres. Mais le réalisateur réussit habilement à les contourner. Enfin, habilement, c'est vite dit. S'il évite lesdits clichés, c'est surtout parce qu'il entraîne le spectateur dans une sorte d'expérience très (trop ?) complexe qui semble chercher à toute fin une forme d'intellectualisme qui en perdra plus d'un. Et cette complexité fera notamment que l'histoire perdra en émotion. Le spectateur se retrouve trop occupé à essayer de comprendre ce qui se passe pour pouvoir être réellement ému par les personnages et leurs mésaventures. Pourtant l'idée n'est pas si maivais en plaçant en parallèle ces deux situations distinctes à deux époques différentes que sont cellede Jacqueline et de son fils d'une part et celle d'Antoine et des femmes qui l'entourent d'autre part. Le seul problème avec ça, c'est qu'on n'y comprend rien pendant une très grande majorité du film ! Il faudra attendre la toute dernière demie-heure pour enfin saisir ce que Jean-Marc Vallée s'échine depuis un peu plus d'une heure à essayer de nous faire comprendre. D'ailleurs cette fin n'est pas si mal pensée mais elle arrive si laborieusement qu'elle perd de sa force. Le réalisateur semble avoir tellement cherché à monter une pièce fabuleuse que le tout en est devenu indigeste. Hélas ! car le film en lui-même a ses qualités. J'évoquais la bonne idée qu'était cette mise en parallèle de situations mais il faut aussi souligner l'esthétique du film, que l'on peut aisément qualifier de beau, tant dans les plans que dans l'alliance qui se crée entre l'image et la musique.
Côté casting, Vanessa Paradis offre une prestation sans faille. Avec son interprétation de cette mère-courage incroyable, elle est dans le vrai et on ne peut que s'en réjouir. Le Québecois Kevin Parent, inconnu chez nous, rappelle qu'il y a aussi de bons acteurs au Québec. Humain plus que tout, j'espère le revoir dans d'autres oeuvres.
Café de Flore est donc un drame sensible mais qui pèche par une complexité poussée à l'extrême.
Le "Oh, au fait !" :
C'est la jeune Alice Dubois, retenue pour le rôle de Véronique, qui a parlé de Marin Gerrier au réalisateur. Le jeune garçon a été choisi quelques jours plus tard pour interpréter Laurent.