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Gremlins, film fantastique de Joe Dante. Avec Zach Galligan, Phoebe Cates, Hoyt Axton,Frances Lee McCain...
La note de Tranches de Ciné : 5/5
Ce film est suivi par Gremlins 2 : la Nouvelle Génération, Joe Dante, 1990.
Le pitch : Pour Noël, Rand Peltzer (H. Axton), un inventeur, offre à son fils Billy (Z. Galligan) un Mogwaï prénommé Gizmo. Mais l'adoption de cet étrange petit animal implique de grosses responsabilités : le protéger de la lumière, ne pas le faire entrer en contact avec de l'eau et ne surtout pas lui donner à manger après minuit. Et pourtant...
La critique : Culte parmi les cultes, Gremlins est sans doute l'un des films qui ont le plus marqué les années 1980 et dont la renommée n'est pas retombée depuis.
Ce qui est intéressant avec ce film, c'est de voir comment ce qui commence comme un film de Noël pour enfants avec cette ambiance festive et cette petite boule de poils toute mignonne devient finalement une sorte de thriller angoissant et drôle à la fois. Mélange pour le moins étonnant, c'est pourtant la recette gagnante utilisée par Joe Dante. Il suffit d'une séquence pour passer d'un univers à un autre complètement opposé : la scène où le professeur Roy Hanson fait le premier la rencontre d'un Gremlin. Dès lors, le film laisse presque totalement tomber l'ambiance bonne enfant des premières minutes pour basculer dans quelque chose de beaucoup plus sombre dans tous les sens du termes. On remarquera en effet que la lumière ne fera son grand retour qu'à la toute fin du film. Et cette seconde partie du film est particulièrement bien réalisée. Angoissante avec ces petits monstres verts autant laids que cruels, elle nous montre que, finalement, Gremlins n'est pas vraiment un film pour enfants. Mais elle est aussi drôle car, bien que méchants, les Gremlins ne manquent pas d'humour (noir l'humour) et sont régulièrement mis dans des situations prêtant à rire. Ce qui est encore plus exceptionnel, c'est que le tout fonctionne en parfaite harmonie, ce qui n'était pas forcément gagnée d'avance.
Sur le casting, je crois qu'il est difficile d'apporter un vrai bon jugement tant les rôles principaux tenus par Zach Galligan et Phoebe Cates sont finalement mis en retrait par les monstres. De toute façon, il n'y avait pas grand chose à dire sur eux. Pas brillant, ils ne sont pas non plus totalement mauvais. On pourrait même employer le terme de "neutre" tant ils ne font ni chaud, ni froid. Mais puisque ce sont les monstres qui occupent le plus largement l'écran, saluons la qualité de l'animation des marionnettes. On s'y croirait !
Gremlins fait partie de ces films sur lesquels il n'est pas forcément nécessaire de trop longtemps s'étendre, et cela pour deux raisons résumées en une seul phrase : il faut le voir car c'est un film parfait.
Le "Oh, au fait !" :
Deux références au célèbre E.T., héros du film éponyme, sont visibles dans le film. La première : lorsqu'un Gremlin coupe le téléphone chez Billy, il dit "téléphone maison". La seconde : dans le magasin où s'est retranché le Gremlin à crète blanche, il y a dans le rayon jouets, entre Bugs Bunny et Grosminet, une figurine à l'effigie de l'extra-terrestre.
Les scènes clés : on se souviendra surtout de la scène durant laquelle les Gremlins regardent Blanche-Neige et les Sept Nains au cinéma.