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Indiana Jones et la Dernière Croisade, film d'aventures de Steven Spielberg. Avec Harrison Ford, Sean Connery, John Rhys-Davies, Alison Doody...
La note de Tranches de Ciné : 5/5
Ce film est la suite d' Indiana Jones et le Temple Maudit (Steven Spielberg, 1984).
Il est suivi par Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal (Steven Spielberg, 2008).
Le pitch : En 1938, l'archéologue Indiana Jones (H. Ford) rencontre Walter Donovan (J. Glover). Ce dernier lui propose de se lancer à la quête du Graal. Or, cette quête a déjà été entamée par Henry Jones (S. Connery), le père d'Indiana, porté disparu. L'aventure commence alors à Venise, d'où a été envoyé à Indiana le journal de son père et où l'attend Elsa Schneider (A. Doody).
La critique : Après nous avoir emmené à la recherche de l'Arche d'Alliance en Egypte puis d'une pierre sacrée en Inde, Steven Spielberg nous propose la quête du Graal, source d'innombrables récits légendaires.
Ce troisième volet des aventures du célèbre archéologue reprend tout ce qui a fait le succès des deux opus précédents. On y mêle de l'aventure, du mystère, de l'action d'une manière admirable et propre au génie du cinéma qu'est Steven Spielberg. L'aventure nous emmène dans son univers et dans son ambiance et on n'en démord à aucun moment. Les nazis font leur grand retour dans la rôle des méchants de l'histoire pour notre plus grand plaisir (qui ne prend pas plaisir à les voir se faire aplatir par un archéologue et son père ?). L'action est haletante, vive et complète, ne laissant que quelques scènes de repos au spectateur, sans que ces dernières ne soient ennuyeuses. Ce troisième opus donne néanmoins une place plus large à un élément présent auparavant mais beaucoup plus secondaire jusqu'alors : l'humour. On rit fréquemment des mésaventures d'Indiana Jones et de son père ou encore de celles du pauvre Marcus Brody. Et c'est ce mélange détonnant qui fait de ce film le meilleur de la saga à tous égards.
Mais ce que l'on retiendra aussi de ce film, c'est sans aucun doute l'exceptionnel duo Ford-Connery. Les deux acteurs s'accompagnent à merveille dans ce lien père-fils. On pourrait presque dire qu'ils portent à eux-seuls le film si le scénario en lui-même n'était pas aussi bon. Harrison Ford est toujours aussi stupéfiant dans le rôle de l'archéologue, même si l'on aurait pu penser qu'au bout de trois films, la source se serait tarie. Quant à Sean Connery, je dirais que le simple fait de dire que c'est lui peut sembler suffisant quand on connaît l'acteur. Absolument brillant dans le rôle de ce père passionné, il fait sans conteste d'Henry Jones l'un des personnages les plus emblématiques de la saga, aux côtés de Marion Ravenwood (interprétée par Karen Allen dans le premier et le quatrième opus de la saga), Demi-Lune (Jonathan Ke Quan) ou encore Sallah (John Rhys-Davies). Je tiens aussi à souligner la prestation de River Phoenix dans le rôle d'Indiana Jones jeune. Il a su reprendre tout ce que Harrison Ford a pu donner à son personnage, que ce soit dans la gestuelle ou dans les expressions du visage, ce qui permet finalement une transition tout à fait convainquante entre la scène d'ouverture et la suite.
Indiana Jones et la Dernière Croisade peut donc être considéré, comme je l'ai dit plus haut, comme le meilleur volet de la saga de Steven Spielberg. Tout est à prendre dans ce film qu'on ne se lasse absolument jamais de regarder.
Le "Oh, au fait !" :
La gifle donnée par Henry Jones à Indiana après la fuite en moto du chateau n'était pas prévue, d'où une réaction tout à fait authentique de la part d'Harrison Ford.
L'ombre de James Bond plane sur ce film :
- Sean Connery a incarné James Bond.
- John Rhys-Davies a incarné le Général Leonid Pushkin dans Tuer n'est pas Jouer, avec Timothy Dalton (John Glen, 1987).
- Alison Doody a incarné Jenny Flex dans Dangereusement Vôtre, avec Roger Moore (John Glen, 1985).
- Julian Glover et Stefan Kalipha ont respectivement incarné Aristotle Kristatos et Hector Gonzales dans Rien que pour Vos Yeux, avec Roger Moore (John Glen, 1981).