Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.
Quantum of Solace, film d'espionnage de Marc Fortser. Avec Daniel Craig, Olga Kurylenko, Mathieu Amalric, Judi Dench...
La note de Tranches de Ciné : 4,5/5
Ce film est la suite de Casino Royale (Martin Campbell, 2006).
Il est suivi par Skyfall (Sam Mendes, 2012).
Le pitch : James Bond (D. Craig) a emmené M. White (J. Christensen) devant M (J. Dench) pour l'interroger. Là, ils apprennent que l'organisation dont il dépend est beaucoup plus vaste qu'ils ne l'imaginaient. Bond se lance alors sur les traces de Dominic Greene (M. Amalric), qui semble être un des hommes forts de cette organisation. Cette mission est l'occasion pour l'agent britannique de trouver ceux qui ont conduit Vesper Lynd à mourir.
La critique : Fait rare dans la saga des aventures de James Bond, ce film est la suite directe du précédent (Casino Royale, Martin Campbell, 2006). En effet, la première scène du film se situe à peine quelques minutes après la dernière scène de Casino Royale.
Ce Quantum of Solace est sans doute l'un des James Bond les plus puissants qu'on ait pu voir. Ce que je veux dire par puissant, c'est avec de l'adrénaline, de l'action. Il suffit de voir la scène d'ouverture du film pour s'en convaincre. Du début à la fin de celle-ci, on est complètement dans l'action. Et quelle action ! Tout va à 100 à l'heure (c'est le cas de le dire) et ça ne se calme que quand tout est terminé. Et on retrouve ce principe à plusieurs reprises sur l'ensemble du film. Je note aussi que l'esthétique de ce dernier a été particulièrement travaillée. Plusieurs scènes sont extrêmement bien filmées, jouant sur les couleurs, les plans et les ralentis, et même le son, ce qui est notamment le cas dans la fameuse scène de l'opéra en Hongrie. Il convient aussi de souligner la qualité du scénario qui nous est proposé ici. Je trouve même que l'on renoue avec l'univers James Bond. Évidemment, on est encore assez éloigné des anciens films mais on retrouve un côté espionnage beaucoup plus prononcé, ce qui avait été quelque peu éclipsé dans Casino Royale. On retrouve aussi cette ambiance particulière que l'on avait à l'époque avec Le Spectre, cette organisation que combattait alors le MI6. Ici, Le Spectre est remplacé par l'organisation Quantum (dont on n'apprend le nom qu'à la fin du film mais ne vous en faîtes pas, le fait de le savoir maintenant ne constitue pas un spoiler). Tournent alors autour de ce nom une flopée de méchants hiérarchisés comme autrefois, avec le méchant principal (Dominic Greene) et les méchants secondaires (comme le Général Medrano). Bref, avec Quantum of Solace, je retrouve en grande partie de que j'aime dans un James Bond.
Au sujet de Daniel Craig, je ne dirai pas grand chose de plus que dans ma critique de Casino Royale car je trouve qu'il est ici au même niveau qu'auparavant. Il incarne toujours ce James Bond beaucoup plus brut d'une façon très correcte. Je tiens en revanche à parler de Mathieu Amalric. A titre personnel, j'ai souvent pensé qu'il ferait un excellent ennemi de James Bond, notamment en raison de son visage si particulier (et notamment son regard, très étrange). Et je pense que je ne me trompais pas vraiment. Je l'ai trouvé très convainquant même s'il m'a semblé parfois qu'il en rajoutait un peu. En revanche, j'aurais aimé qu'il ait une diction moins prononcée, plus classique.
Quantum of Solace surfe donc sur la vague générée par Casino Royale et s'inscrit parfaitement dans la continuité de ce dernier.
Le "Oh, au fait !" :
Pour interpréter le personnage de Dominic Greene, Mathieu Amalric a affirmé (non sans humour) s'être inspiré du regard de Nicolas Sarkozy.
Avec Alicia Keys et Jack White au chant, c'est la première fois qu'un générique de James Bond est chanté en duo.
Pour l'anecdote, le personnage interprété par Gemma Arterton, dont on sait que le nom de famille est Fields, se prénomme Strawberry. Petit clin d'oeil à la fameuse chanson des Beatles "Starwberry Fields Forever".