Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.
Jean-Philippe, comédie de Laurent Tuel. Avec Fabrice Luchini, Johnny Hallyday, Guilaine Londez, Antoine Duléry...
La note de Tranches de Ciné : 3,5/5
Le pitch : Fabrice (F. Luchini) est fan de Johnny Hallyday. Il a d'ailleurs la plus grande collection liée à son idole du département. Mais un soir, il est victime d'un accident et se retrouve à l'hôpital. Le lendemain, à son réveil, sa collection dédiée à Johnny est devenue un collection de canettes de bière et l'idole des jeunes n'existe plus. Ou plutôt, il semble qu'elle n'ait jamais existé car personne ne le connaît. Fabrice est désemparé mais retrouve bientôt Jean-Philippe Smet (J. Hallyday). Ce dernier n'est jamais devenu le rockeur que tout le monde connaît mais, pour Fabrice, il n'est pas trop tard.
La critique : L'idée de faire un film qui tourne autour de notre monde mais où un petit détail absent fait toute la différence n'est, en soi, pas nouvelle. En revanche, faire de Johnny Hallyday ce petit détail qui change tout, ça l'est !
J'avoue que la première fois que j'ai entendu parler de film (il y a bien longtemps maintenant), j'ai eu très peur. La raison : j'ai cru qu'il s'agissait d'un film sur Johnny Hallyday. Et puis les infos se sont rapidement complétées pour finalement me faire connaître ce pitch absolument invraisemblable. Invraisemblable mais tout de même audacieux et amusant. Faire disparaître Johnny de la surface du globe. Enfin pas totalement puisque Jean-Philippe Smet est toujours là, lui (pour ceux qui ne sauraient pas et/ou qui n'auraient pas compris, il s'agit là du véritable nom de Johnny Hallyday). A partir de là, se déroule sous nos yeux une histoire originale aux péripéties drôles et loufoques. Néanmoins, on ne va pas beaucoup plus loin. Après tout l'histoire se résume assez simplement : Fabrice veut faire de Jean-Philippe le Johnny qui sommeille en lui. Et c'est tout. Alors, comme je l'ai dit, c'est drôle, amusant, original et tout ce que vous voulez de positif mais, d'un autre côté, c'est vite limité. Les fans du rockeur apprécieront probablement de voir ainsi évoluer un de leur semblable aux côtés de leur idole et les non-fans s'amusent de voir Johnny dire : "Johnny, je l'emmerde". Mais le scénario reste quand même trop basique. Il aurait vraiment mérité d'être plus enlevé, même si je conçois que le point de départ est déjà bien barré. j'en voulais plus finalement. Pour terminer, je tiens à souligner la subtilité avec laquelle des tonnes de référence à la carrière de Johnny ont été disséminées dans le film.
Côté casting, je retrouve avec plaisir un Fabrice Luchini en grande forme. Il est toujours égal à lui-même, avec sa gestuelle et sa gouaille habituelle et c'est un véritable plaisir de le voir prêter son jeu à un personnage aussi passionné que lui. Quant à Johnny, je suis plutôt satisfait de ce qu'il offre. Il est à l'aise dans le jeu et évolue très bien à côté de Luchini, à qui il renvoie plutôt bien la balle. On saluera le second degré dont il a dû faire preuve pour accepter ce rôle particulier.
Finalement, si ce Jean-Philippe reste convenable et drôle, il est également assez attendu et plat. Un sentiment mitigé domine quand on sort de ce film.
Le "Oh, au fait !" :
Il ne s'agit pas du premier travail en commun pour Johnny Hallyday et Fabrice Luchini. Les deux hommes s'étaient rencontrés sur le tournage de Conseil de Famille (Costa-Gavras, 1986).