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Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.

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Johnny English - Le Retour, Oliver Parker, 2011

     Johnny English - Le Retour, comédie de Oliver Parker. Avec Rowan Atkinson, Gillian Anderson, Rosamund Pike, Dominic West…

La note de Tranches de Ciné: 3/5johnny-english-le-retour-dvd-fr-2d.jpg

 

     Le pitch : Après une mission qui a mal tourné, l’espion Johnny English (R. Atkinson) s’est retiré dans un monastère au Tibet. Et lorsque le MI-7 le rappelle pour une nouvelle mission, il repart plus paré que jamais pour protéger le Premier Ministre chinois. Mais avec Johnny English, rien ne tourne jamais rond.

 

     La critique : On avait à peu près tous gardé un bon souvenir du premier opus des aventures de Johnny English, l’espion le plus catastrophique de la profession. Si ce Johnny English - Le Retour reprend pour l’essentiel les mêmes ingrédients qui avaient fait le succès du premier film, on ne peut pas pour autant dire qu’il soit du niveau de ce dernier.

     Dans l’ensemble, cet épisode 2 reprend la même mécanique que le précédent : l’agent auquel on ne confierait même pas le balai, une enquête à mener, des gags… Tout est là pour tenter de reproduire la même recette que la dernière fois. Et d’ailleurs, ça marche relativement bien. Le scénario tient plutôt bien la route et l’humour est bien présent. Pour autant, on ressort du film avec une impression de déjà-vu et un arrière goût de réchauffé. Si cette comédie joue son rôle en étant un bon divertissement qui fait rire, on ne peut pas nier que le niveau est inégal d’un bout à l’autre du film. C’était pourtant bien parti avec cette introduction dans le monastère où l’on suit l’entraînement de Johnny English. On retrouve notamment là cet humour british absurde mais efficace. Mais par la suite, le film oscille entre petits trouvailles astucieuses et drôles et petit niveau. Cette inégalité rend finalement (et malheureusement) le film un peu longuet, même si l’on tient jusqu’au bout malgré tout. Certains passages biens fichus sont immédiatement suivis de scènes où tout ralentit (y compris l’humour), causant ainsi des cassures dans le rythme du film. Pour autant, n’oublions pas l’ensemble reste assez cohérent malgré cela. L’histoire rebondit bien et le spectateur ressort détendu. Mission accompli sur ce plan là donc.

     Côté casting, Rowan Atkinson réussit à se remettre complètement dans la peau du personnage. Il est exactement le même que dans le premier film, ce qui me fait penser à OSS 117, qui a pour point commun avec Johnny English de ne pas avoir évolué d’un film à l’autre et d’être un gaffeur invétéré. Par conséquent donc, Atkinson est à l’aise, ce qui se ressent à l’écran. On pourra peut-être néanmoins lui reprocher d’avoir trop formaté le personnage et de parfois se laisser piéger par certains gags. Quant aux seconds rôles, on ne peut pas vraiment dire qu’ils soient mauvais mais le contraire est aussi peu vrai. On est dans un niveau moyen, intermédiaire, quelque part entre des acteurs effacés et des acteurs qui s’expriment. Bref, que ce soit Gillian Anderson, Rosamund Pike ou Dominic West, tous sont présents sans être remarquables pour autant.

     Oliver Parker offre donc une suite moins efficace que Johnny English. Les ingrédients sont les mêmes mais la recette prend moins bien.

 

     Le "Oh, au fait !" :

     Pierce Brosnan a failli apparaître dans le film, en clin d'oeil au fait qu'il a été l'un des interprètes du célèbre James Bond.

     L'idée du personnage de Johnny English est née dans les années 1990, quand Rowan Atkinson apparaissait dans des spots publicitaires où il incarnait un espion gaffeur.

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