Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.
L'Homme Bicentenaire, film fantastique de Chris Colombus. Avec Robin Williams, Embeth Davidtz, Sam Neill, Oliver Platt...
La note de Tranches de Ciné : 3,5/5
Le pitch : En 2005, la famille Martin achète un robot de type NDR-114. Prénomée Andrew par la famille, le robot (R. Williams) développe rapidement une capacité exceptionnelle pour ressentir les choses et avoir des sentiments. Au fil des années, cette humanité va de plus en plus se développer, à l'instar de l'envie d'Andrew de devenir, lui aussi, un humain.
La critique : Après Madame Doubtfire en 1993 et Neuf Mois Aussi en 1995, L'Homme Bicentenaire marque les retrouvailles de Chris Colombus et de Robin Williams dans l'adaptation du roman d'Isaac Asimov.
D'un point de vue scénaristique, ce film plaît autant par son originalité qu'il lasse par plusieurs longueurs. Originalité d'abord avec cette histoire assez nouvelle d'un robot qui veut devenir un humain. Chris Colombus nous raconte cela avec une certaine forme de magie et de poésie qui ne laisse pas totalement indifférent. On suit avec émotion les péripéties de ce robot, péripéties qui sont, finalement, assez proches de ce que l'on pourrait appeler les aléas de la vie. Peu à peu, il découvre pêle-mêle la compassion, l'amitié, la tristesse, la colère, l'amour... Colombus nous invite finalement à découvrir ce qui fait que nous sommes des êtres humains, insistant à plusieurs reprises sur l'irrationalité. Et ce travail est d'autant plus correctement réalisé qu'il est fait sur la base d'un robot auquel on a formidablement bien donné une certain profondeur. Même alors qu'il n'est pas encore capable de tout exprimer sur son visage, on ressent avec lui les émotions qu'il découvre et cette sorte de mise en abime va en s'accentuant au fur et à mesure qu'il nous ressemble. Longueurs ensuite, surtout dans la deuxième moitié du film. Certains passages semblent s'éterniser alors qu'ils auraient très facilement pu être synthétiser à leur plus simple message. On décroche assez facilement par instants mais on y revient toujours néanmoins.
Robin Williams, quant à lui, est toujours aussi bon que dans les autres rôles de ce genre dans lesquels on a pu le voir évoluer. Sans doute l'un des acteurs les plus émouvants que je connaisse (je ne sais pas d'où ça vient, peut-être de sa figure de type gentil), il excelle ici sous ce costume de robot, effaçant au passage la très grande majorité des seconds rôles, malgré notamment un e bonne prestation de la part de Sam Neill. Quant à Embeth Davidtz, qui campe ici le rôle double-rôle d'Amanda et de Portia, elle fait figure d'accompagnement aux côtés de Robin Williams, malgré une prestation pas si mauvaise.
L'Homme Bicentenaire est donc une forme d'hommage à l'humanité qui nous anime tous. Le message est souvent passé d'une manière un peu enfantine mais l'important, c'est bien qu'il passe. Et là, il n'y a pas de soucis à se faire.
Le "Oh, au fait !" :
Lorsque Rupert (Peter Platt) et Andrew (Robin Williams) travaillent sur le coeur artificiel qu'ils ont conçu, la robot Galatée chante une chanson. Il s'agit de "If Only I had a Heart", entendue dans Le Magicien d'Oz.
Le costume d'Andrew pesait près de 50 kilos.