Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.
Les Enfants de Timpelbach, film fantastique de Nicolas Bary. Avec Adèle Exarchopoulos, Léo Legrand, Armelle, Carole Bouquet...
La note de Tranches de Ciné : 3/5
Le pitch : Timpelbach est un village dans lequel les enfants sont de véritables terreurs. Jusqu'au jour où, excédés, les adultes décident de laisser les enfants seuls. Livrés à eux-mêmes, ils vont rapidement semer la zizanie à Timpelbach et s'organiser en clans. Mais ce qui ne devait être qu'une punition d'un jour devient finalement plus long lorsque les parents sont faits prisonniers de l'autre côté de la frontière.
La critique : Presque jour pour jour, Les Enfants de Timpelbach sort un an après Big City, film de Djamel Bensalah où des enfants se retrouvaient eux aussi livrés à eux-mêmes dans leur village. Mais il s'agit cette fois de l'adaptation du roman d'Henry Winterfeld.
Ce film repose sur un scénario assez inégal sur la durée, il faut bien le dire. S'il commence assez fort avec ce que l'on pourrait considérer comme un échantillon de la vie quotidienne de Timpelbach destiné à nous faire comprendre la situation initiale, il va ensuite se comporter comme un yoyo, alternant ainsi phases intéressantes et phases pratiquement inutiles. D'ailleurs, ne manquons pas de citer le cas de l'interminable générique de début qui, s'il semble assez bien fichu au début, finit franchement par lasser tant il est long et répétitif. Sans doute amusera-t-il les plus jeune mais c'est bien tout. Le film avance donc comme je l'ai dit de manière inégale, comme par à-coups qui le propulserait soudain pour ensuite le faire retombée dans une sorte de longueur désagréable. Heureusement, l'histoire en elle-même n'est pas si mal. L'idée de laisser les enfants seuls face à eux-mêmes est originale (oui, j'ai dit que Big City était sorti un an auparavant mais ce pitch est assez rare pour le considéré comme original selon moi). On s'amuse assez de les voir d'abord profiter comme nous l'aurions fait à leur place de ce village où il n'y a plus d'adultes pour dire ce qu'il faut ou ne faut pas faire, plus d'école et de devoirs, plus de corvées, c'est-à-dire plus rien de tout ce qui peut gâcher la vie d'un enfant. Par la suite, leur façon de s'organiser en deux clans distincts relance un peu le film qui commence à s'essouffler après avoir laissé ces enfants faire ce qu'ils veulent. Je résumerai donc mon idée en une seule phrase : l'histoire n'est pas mal du tout mais elle est inégalement cadencée. Oh et j'ajouterais aussi que je regrette que la présence des parents ne soit pas plus importante. Oui, c'est vrai que c'est le principe du film mais à titre personnel, j'aurais apprécié de les voir vivre plus de péripéties pendant leur "excursion".
Concernant le casting, il faut bien savoir qu'une distribution composée à 90% d'enfants aura toujours plus de bas que de hauts. Je ne dis pas que les enfants jouent mal mais étrangement, ils jouent toujours mieux quand ils ne sont que deux, voire trois, le mieux étant encore quand il n'y en a qu'un. Lorsqu'ils sont aussi nombreux qu'ici, on retrouve forcément des enfants qui, disons-le clairement, ne savent pas jouer. Ou alors, ils jouent comme des enfants, c'est-à-dire qu'ils en rajoutent ou alors ils se donnent comme un genre qui aurait facilement tendance à m'exaspérer. Néanmoins, il faut reconnaître que le niveau reste ici tout à fait convenable. Il n'y a vraiment qu'Adèle Exarchopoulos qui semble en rajouter un peu. Quant aux acteurs adultes, je dirais qu'avec Armelle et Carole Bouquet, on s'assure déjà quelque chose de pas mal. Mon seul regret est de ne pas avoir assez profité de la présence de Gérard Depardieu, trop rare et pas assez bavard dans ce rôle.
Bref, Les Enfants de Timpelbach est un film finalement pas si mal fait mais qui aurait énormément gagné à avoir un scénario plus travaillé en termes de rythme.
Le "Oh, au fait !" :
Jean-Pierre Cassel, Isabelle Nanty et Jean-Claude Dreyfus ont un temps été pressentis pour intégrer le casting du film.