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Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.

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Sherlock Holmes, Guy Ritchie, 2010

     Sherlock Holmes, film d'aventures de Guy Ritchie. Avec Robert Downey Jr., Jude Law, Rachel McAdams, Mark Strong...

La note de Tranches de Ciné : 4/52iabxxg.jpg

 

     Ce film est suivi par Sherlock Holmes - Jeu d'Ombres (Guy Ritchie, 2012).

 

     Le pitch : Londres, XIXème siècle. Une série de meurtres rituels ensenglante la capitale britannique mais le coupable est bientôt arrêté par Sherlock Holmes (R. Downey Jr.) et son acolyte le docteur Watson (J. Law). Il s'agit de Lord Blackwood (M. Strong) qui, son exécution approchant, jure de revenir du royaume des morts pour se venger. Quelques temps après, Londres est en proie à la panique alors que le sinistre personnage semble bel et bien être revenu à la vie. Voilà donc une enquête dans les cordes du célèbre détective.

 

     La critique : Avec Sherlock Holmes, on a (enfin on avait) tous en tête le fameux Peter Cushing dans Le Chien des Baskerville, sa pipe, sa loupe et son deerstalker... Rien de tout cela ici.

     Non, Guy Ritchie est un homme qui aime faire le ménage et, en s'attaquant à Sherlock Holmes, monument de la littérature britannique, il a choisi de le dépoussiérer. Et cela passe d'abord par un travail mené sur les personnages eux-mêmes. Ainsi, Sherlock reste toujours aussi unique et atypique mais d'une autre manière qu'autrefois. Alors que le personnage romanesque est quasiment un ignorant (Arthur Conan Doyle lui faisant même ignorer notre propre système solaire, ce qui n'est pas peu dire...), le héros de Guy Ritchie semble beaucoup plus à l'aise. S'il ne montre pas de connaissances hors du commun, il reste quand même dans la moyenne d'un être humain normal, s'essayant même à de multiples expériences scientifiques. Néanmoins, c'est sur ce qui fait Sherlock Holmes que Guy Ritchie s'attarde le plus : sa mémoire et son sens de l'observation. Le réalisateur réussit à la mettre en scène de manière à la rendre étincelante. On suit complètement le fil de pensée du détective (le découpage des phases de combat en corps à corps témoignent de cela à la perfection) et on ne peut plus nier qu'il s'agit d'un génie. Mais en parallèle, Ritchie rend Holmes aussi plus drôle, plus jeune, plus dynamique, en attestent son sens de l'humour grinçant et ses aptitudes au combat. Sa cure de jouvence passe même par l'omission volontaire du fameux "Elémentaire, mon cher Watson". Et le docteur Watson justement n'échappe pas à ce rajeunissement et devient bien plus que le simple acolyte de Holmes. Plus jeune, plus beau et plus doué que sa version romancée, ce Watson là est quasiment un héros à part entière. Concernant le scénario du film, Ritchie reprend la logique suivait Conan Doyle dans ses romans : indices, hypothèse, synthèse logique. Il ne s'agit plus alors que de mettre en scène ce cheminement, ce que le cinéaste réussit plutôt bien, notamment à travers un jeu de retours en arrière qui visent à expliquer des événements survenus plus tôt et qu'il n'avait pas développés, sans doute pour ne pas couper l'action en cours. Rythmé et audacieux, le scénario ralentit toutefois sur la fin et cette perte de vitesse rend cette dernière moins palpitante que prévu.

     Côté casting, Robert Downey Jr. et Jude Law font la paire et apportent à Holmes et Watson cette jeunesse qu'on ne leur connaissait pas dans les précédentes oeuvres qui les réunissaient. Robert Downey Jr. apporte sa fougue à cette version 2010 de Sherlock Holmes en le rendant à la fois séduisant et intelligent. Quant à Jude Law, il porte sur son visage le sérieux du docteur Watson mais l'emmène également vers toujours plus de dynamisme. Citons enfin Mark Strong, qui incarne ici Lord Blackwood de manière correcte mais qui est tout de même à la limite d'en rajouter. A vouloir le mystifier un peu plus, il risque le mystifier un peu trop.

     Guy Ritchie a donc réussi son opération dépoussiérage autour du détective et offre une aventure haletante en adaptant l'univers de Holmes au cinéma d'aujourd'hui sans être à côté de la plaque.

 

     Le "Oh, au fait !" :

     Robert Downey Jr. a été nominé au Golden Globe du Meilleur acteur dans une comédie/comédie musicale pour ce rôle.

     Vous avez déjà vu la maison de Sherlock Holmes avant. C'était dans Harry Potter et l'Ordre du Phénix et il s'agissait de la maison de Sirius Black, incarné dans ledit film par Gary Oldman.

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