Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.
The Amazing Spider-Man, film de super-héros de Marc Webb. Avec Andrew Garfield, Emma Stone, Rhys Ifans, Sally Field...
La note de Tranches de Ciné : 4/5
Le pitch : Peter Parker (A. Garfield) est un garçon comme les autres. Un peu geek, c'est aussi un peu un loser qui se laisse facilement marcher sur les pieds. Alors qu'il s'interroge sur ses parents, morts des années plus tôt, il se rend chez Oscorp, là où travaillait son père, afin d'y rencontrer le docteur Curt Connors (R. Ifans). Errant dans les couloirs, il se fait malencontreusement mordre par une araignée sujet à des expériences au sein d'Oscorp. Peu à peu il développe d'étranges pouvoirs et va devenir Spider-Man.
La critique : Même si elle s'est terminée en demie-teinte avec un troisième opus bancal, il est difficile de passer derrière la trilogie de Sam Raimi, qui avait su ravir autant les fans de l'homme-araignée que les néophytes. Et pourtant, voilà que Marc Webb s'y essaie.
Ce qui s'avère être ici le premier volet d'une nouvelle saga axée autour de Spider-Man (comment envisager que ce film soit classer sans suite ?) permet à Marc Webb de prouver qu'on peut faire aussi bien que Sam Raimi. La question n'est finalement pas de comparer les deux oeuvres (on ne compare pas ce qui ne peut pas l'être) mais de voir que, dans un style différent, l'univers peut également fonctionner. Je trouve qu'avec cet Amazaing Spider-Man, Webb modernise le héros et ce qui l'entoure. Peter Parker n'est plus l'intello coincé qu'il était chez Sam Raimi mais plutôt un jeune lambda, geek, ado, ce que vous voulez... Bref, ça pourrait être n'importe qui. Et cet aspect "banal" (à défaut d'autres termes) se retrouve dans l'ensemble de l'univers ici composé. Peter Parker, avant de devenir Spider-Man est confronté à des contraintes et des choix que nous croisons nous-mêmes quotidiennement. Mais il faut tout de même parler du super-héros. Celui-ci n'est plus aussi tranché que chez Raimi. Là où ce-dernier avait assez distinctement défini deux comportements propres aux deux identités, Marc Webb ne va pas si loin. Ainsi, il devient monnaie courante de voir Spider-Man assis au bord du toit d'un immeuble et passer un coup de fil à tante May qui veut qu'il ramène des oeufs. Webb veut qu'on n'oublie pas que Spider-Man est aussi Peter Parker, ce qui est une autre façon de parler de la difficulté à assumer cette double-identité. Le scénario enfin n'est pas si mal. S'il met du temps à se lancer réellement, il permet néanmoins dans ce temps de gestation de développer le passé de Parker et notamment de ses parents, ce qui offre des possibilités non-négligeables pour l'avenir. Assez rythmé enfin, le scénario ne souffre pas réellement de lacunes ou de pertes de vitesse et, même si quelques points auraient pu être mieux traités (l'arrivée de Spider-Man à la tour Oscorp est un peu tirée par les cheveux, non ?), il saura ravir le spectateur. En ce qui concerne les personnages, on remarquera l'absence de Mary-Jane Watson. Cela ne permet que de mieux coller au comic puisque Gwen Stacy y est la première petite amie de Peter Parker.
Côté casting, j'avoue faire des découvertes, à commencer par Andrew Garfield, dont j'avais déjà entendu parler sans jamais avoir eu l'occasion de le voir à l'écran. Je ne m'attendais donc pas à grand chose afin de ne pas être déçu et, de toute façon, je ne l'ai pas été. Avec ses traits d'ado, Garfield incarne parfaitement ce nouveau Peter Parker comme Tobey Maguire était parfait pour le sien. Il le rend beaucoup plus proche de nous et lui donne une gestuelle et une gouaille qui ne sont pas sans rappeler le Spider-Man des comics d'origine. Emma Stone ensuite est non seulement jolie mais aussi douée. Si son jeu n'est pas non plus excellent, elle prouve qu'elle a du talent à revendre et celui-ci ne devrait que s'accroître dans l'avenir si on lui offre des rôles à sa mesure. Ici, elle devient l'alter ego parfait d'Andrew Garfield en incarnant l'adolescente qu'on croise tous les jours. Enfin, Rhys Ifans, qui endosse le rôle du docteur Connors, n'a rien à prouver. Son talent est déjà reconnu et se confirme ici. Il joue juste, sans fioritures (même s'il en rajoute par moments mais ce n'est pas vraiment grave au vu de sa prestation globale).
Marc Webb réussit donc là où on l'attendait au tournant. Il crée sa propre version de Spider-Man sans supplanter celle de Sam Raimi. Chacune étant propre à elle-même, elles sont pour le moment à jeu égal.
Le "Oh, au fait !" :
Une suite est d'ores et déjà programmée pour le 2 Mai 2014. Si la présence d'Andrew Garfield n'est pas à mettre en doute, celle de Marc Webb n'a pour l'heure pas encore été confirmée.
Afin de se préparer au rôle de Curt Connors, Rhys Ifans a passé quelques temps sans se servir de son bras droit, celui-ci fixé dans son dos. Il a notamment appris à cuisiner et à nouer sa cravate avec un seul bras.