Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.
The Descendants, drame de Alexander Payne. Avec George Clooney, Shailene Woodley, Amara Miller, Nick Krause…
La note de Tranches de Ciné : 4,5/5
Le pitch : Matt King (G. Clooney) est un père absent. Mais lorsque Elizabeth (P. Hastie) est victime d’un accident de bateau et se retrouve dans le coma, c’est à lui de s’occuper de ses deux filles Alexandra (S. Woodley) et Scottie (A. Miller). Ils doivent alors apprendre à se connaître et, ensemble, surmonter cette épreuve.
La critique : Traitant de sujets comme la monoparentalité, la difficulté des liens père/filles ou d’autres thèmes du genre.
Le film s’inscrit complètement dans le style du drame. On a des personnages face à des situations difficiles, plus ou moins torturés, qui doivent faire face mais qui ne sont que des humains… En cela, on retrouve dans The Descendants tout ce qui fait un bon drame. Avec une mise en scène soignée et admirable, Alexander Payne filme les affres de la vie avec empathie mais sans tomber dans un sentimentalisme naiseux (et nauséeux). Le spectateur est vraiment là en tant que spectateur, au sens propre du terme. Il assiste à ce spectacle, à cette chronique de la vie avec un regard attentionné bien qu’assez extérieur. Enfin, pas si extérieur que ça car ce que nous raconte le réalisateur, ce sont des choses qui arrivent dans la vie de tas de personnes tous les jours. On connaît tous (ou presque) quelqu’un qui s’est retrouvé dans une situation aussi délicate (quand ce n’est pas nous-mêmes). En conséquence, c’est un jeu de représentations qui s’opère, une catharsis. Les personnages que l’ont voit évoluer à l’écran sont autant de projections de nous. Car oui, ces personnages-là sont autant issus du commun des mortels que vous et moi. Ce sont des hommes, des femmes et des enfants comme ceux que nous croisons dans la rue chaque jour. Et le talent de Payne réside dans le fait qu’il arrive à les filmer dans leurs aléas sans pour autant les rendre trop banals. C’est là qu’est le secret de la réussite de ce film.
Côté casting, George Clooney est ici très intéressant. Il ressemble autant à ses personnages habituels qu’il s’en éloigne. Il me fait notamment penser au personnage de Ryan, qu’il incarnait dans In the Air : un homme pris mais qui se retrouve assez démuni quand il doit se confronter à sa famille ou à ses amis. C’est très humain ce que l’on retrouve dans le jeu de George Clooney et, finalement, c’est très beau. On notera aussi la prestation d'Amara Miller, qui incarne la plus jeune des deux filles de Matt. Malgré (ou grâce à) sa jeunesse, elle est dans son rôle. Cette petite fille n’aurait pas pu paraître plus plausible qu’avec les mimiques et l’expressivité de cette jeune actrice. Enfin, la délicieuse Shailene Woodley n’est pas en reste. Elle joue l’adolescence et ses complexités avec une certaine justesse qui la rend crédible sans problème.
Mise en scène élégante, scénario bien construit, acteurs tout à fait satisfaisants, The Descendants avait tout pour obtenir l’Oscar.
Le "Oh, au fait !" :
Amanda Seyfried a passé le casting pour obtenir le rôle d'Alexandra, mais sans succès.
Amara Miller, à la fin du tournage, a affirmé à George Clooney que ce dernier ferait un bien mauvais père.