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Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.

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Wall-E, Andrew Stanton, 2008

     Wall-E, film d'animation de Andrew Stanton. Avec les voix (VO) de Ben Burtt, Elissa Knight, Jeff Garlin, Fred Illard...

La note de Tranches de Ciné : 5/5wall-e-poster-francais.jpg

 

     Le pitch : La Terre est désertée par les humains depuis près de 700 ans mais elle n'est pas totalement abandonnée. Wall-E, un petit robot, est toujours là pour remplir sa mission : nettoyer la planète en attendant le retour des humains. Mais après toutes ces années passées seul, le robot a développé sa propre personnalité. Curieux de tout, c'est ce qui l'amènera à rencontrer EVE, un autre robot envoyé depuis une station spatiale pour déterminer si la Terre est de nouveau habitable ou non. Wall-E est sous le charme de cette inconnue.

 

     La critique : Pour sa première réalisation en solo chez Pixar, Andrew Stanton offre un petit brin de poésie assez inattendu.

     Il faut le savoir, Wall-E n'est pas un film comme les autres. S'écartant un peu des Pixar classiques, Wall-E se dirige vers quelque chose de plus tendre, touchant et poétique et cela se fait notamment par un aspect : la quasi absence de dialogues. Cette idée en a déconcerté plus d'un à l'époque où l'on découvrait ce qui serait par la suite qualifié de chef-d'oeuvre, notamment parce que l'on a pensait que (malgré tout le crédit que l'on peut accorder aux studios à la lampe) cela compliquerait une tâche pourtant essentielle : transmettre l'émotion que le film dégage. Après tout, Wall-E et EVE ne sont que des robots et, dans le monde actuel (et même si la SF permet tout ou presque), on a du mal à imaginer un robot exprimer ses émotions comme un humain le ferait. Alors si en plus vous les empêchez de parler... Mais c'est sans compter sur l'ingéniosité et le talent des gars de chez Pixar qui réussissent tout simplement à rendre ces deux petits personnages très expressifs, émotifs et émouvants. Et une fois ce palier atteint, il n'y a rien de surprenant à ce que l'ensemble du film se révèle somptueux. Le scénario, bien qu'il soit assez sombre nous concernant, est plein de bonne volonté, de bonne humeur. A la fois drôle, bouleversant et émouvant, Wall-E nous entraîne dans un flot de poésie douce qui n'éclipse en rien le message que Pixar cherche à délivrer (car derrière presque tout Pixar, il y a un message) : l'écologie. Et, sans tomber dans la démagogie comme certains le feraient, Andrew Stanton et son équipe nous rappellent qu'on n'a qu'une seule planète et qu'il serait dommage d'en arriver là...

     Il est évidemment peu utile de développer un côté casting pour ce film mais saluons tout de même le travail de Ben Burtt, qui a réalisé tous les sons émis par Wall-E. Celui qui a donné de la voix à R2D2 dans la saga galactique de George Lucas oeuvre à nouveau avec talent pour nous offrir le meilleur et, combiné à l'animation, un Wall-E très touchant.

     Andrew Stanton offre donc ici un spectacle réjouissant bourré d'optimisme.

 

     Le "Oh, au fait !" :

     Wall-E est né dans l'esprit d'Andrew Stanton et de Pete Docter dans les années 1990. Il faudra cependant attendre 15 ans avant de réaliser ce long-métrage.

     Plusieurs références à 2001 : L'Odysée de l'Espace sont présentes dans le film. L'ordinateur de bord du vaisseau spatial où vivent les humains fait penser à HAL, celui du vaisseau de 2001. Lors d'une scène ensuite, on entend "Ainsi Parlait Zarathoustra", thème présent dans 2001. Enfin, le cafard compagnon de Wall-E est prénommé HAL.

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