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Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.

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Blade Runner, Ridley Scott, 1982

     Blade Runner, film de science-fiction de Ridley Scott. Avec Harrison Ford, Rutger Hauer, Darryl Hannah, Sean Young...

La note de Tranches de Ciné : 4/5Blade-runner-directors-cut-poster--large-msg-119325148375.jpg

 

     Le pitch : En 2019, l'Homme colonise l'espace et, pour cela, il envoie dans ces colonies des Répliquants, sortes d'androïdes extrêmement proches des humains dans leur aspect. Mais le modèle Nexus 6 est déclaré dangereux et hors-la-loi quand plusieurs d'entre eux a pris le contrôle d'un vaisseau après en avoir massacré l'équipage. Et quand quatre d'entre eux reviennent sur Terre, c'est à Rick Deckard (H. Ford), un blade runner, qu'est confiée la lourde mission de les éliminer.

 

     La critique : A noter que la version dont je vais parler ici, parmi les 7 qui existent, est la version Final Cut sortie en 2007, c'est-à-dire celle qui correspond à ce que Ridley Scott a toujours voulu réaliser.

     On m'a souvent parlé de Blade Runner comme d'un chef-d'oeuvre absolu du cinéma de science-fiction, le genre de film qu'on ne peut pas dépasser. Après visionnage, je dois reconnaître qu'il s'agit d'un excellent film mais le meilleur, peut-être pas. En fait, je crois qu'il n'y en a tout simplement pas deux comme lui, Blade Runner faisant pratiquement office de genre à part entière. Habile mélange entre la SF, le polar noir et le thriller, ce film repose sur une série de mécanismes qui s'entremêlent très bien pour lui donner un dynamisme mesuré et ingénieux. Ainsi, le scénario, brillamment composé d'ailleurs, repose sur une série de rebondissements qui se construisent en empruntant des codes à chacun des genres que j'évoquais plus haut. Cela donne finalement une histoire particulièrement sombre qui s'appuie sur une atmosphère parfaitement anxiogène. En effet, la mise en scène de Ridley Scott laisse planer l'ombre d'une angoisse du début à la fin de l'oeuvre. Pour cela, il n'hésite pas à placer son film dans sa quasi-intégralité de nuit et sous la pluie, le tout dans un New-York futuriste particulièrement obscur. Et c'est sans compter sur des personnages, et notamment les Répliquants, qui ne font qu'ajouter à l'angoisse. Et c'est bien grâce à l'un deux, le Répliquant Roy, que l'ambiance devient carrément anxiogène lors de ce duel final où la violence s'accompagne des hurlements de ce dernier pour nous faire autant peur qu'ils font visiblement peur au personnage de Deckard. Il faut dire aussi que le personnage de Roy est composé de telle manière qu'il peut difficilement laisser de marbre. Rappelant le stéréotype de l'homme parfait (l'aryen de la philosophie nazie presque), il est imposant, fort, violent et dangereux. Difficile donc de passer outre la peur qu'il peut générer à chacune de ses apparitions. Je parlais juste avant du duel final, j'en profite pour avouer que si cet ultime combat m'a semblé particulièrement bien réalisé, complètement ancré dans l'atmosphère du film (dont il constitue un point d'orgue), il m'a néanmoins paru légèrement bâclé sur sa fin. Très (trop) rapide, la conclusion de ce duel m'a laissé sur ma faim, moi qui m'attendais à quelque chose de spectaculaire, comme pour donner un bouquet final à tout cela.

     Côté casting, Harrison Ford renoue ici avec la science-fiction, lui qui a été rendu si populaire par la saga Star Wars. Il incarne un blade runner qui, bien qu'engagé auprès de sa mission, semble malgré tout désemparé face à ce qu'il rencontre via celle-ci. En ce sens, Harrison Ford prête divers traits à Rick Deckard, parmi lesquels un regard parfois absent, comme s'il cherchait un soupçon de clarté dans ce futur particulièrement obscur. Quant à Rutger Hauer, il est l'incarnation idéale de Roy. Avec son physique et ses traits, il peut facilement incarner l'homme parfait tel que décrit dans l'inconscient collectif ou tel qu'on a pu l'hériter des années 1930-1940. Sans bouger et juste en regardant, il donne à son Roy cet air si sombre et si méchant finalement.

     Blade Runner constitue donc un film très particulier. Complexe et noir, il est sans doute un incontournable du cinéma de SF. A voir au moins une fois.

 

     Le "Oh, au fait !" :

     Blade Runner est une adaptation du roman de Philip K. Dick intitulé Les Androïdes rêvent-ils de Moutons électriques ? paru en 1966. Le film est d'ailleurs dédié à l'auteur.

     Avec ses 7 versions différentes, Blade Runner propose finalement 2 fins distinctes, celle de la Final Cut étant celle voulue par Ridley Scott.

     En 2004, le film est élu par 60 scientifiques, via une enquête menée par le journal britannique The Guardian, comme étant le meilleur film de science-fiction, juste devant 2001 : L'Odyssée de l'Espace.

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