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La Cité de la Joie, comédie dramatique de Roland Joffé. Avec Patrick Swayze, Om Puri, Pauline Collins, Santu Chowdhuri...
La note de Tranches de Ciné : 3,5/5
Le pitch : Max Lowe (P. Swayze), médecin, se retire en Inde après qu'une de ses jeunes patientes soit morte pendant une opération qu'il menait. C'est en Inde aussi qu'Hazari Pal (O. Puri) et sa famille sont expulsés de leurs terres et se rendent à Calcutta pour essayer de gagner de l'argent. Lorsque Max et Hazari se rencontrent, suite à une bagarre, le premier découvre la misère dans laquelle vivent les pauvres et les lépreux en Inde. Il se décide alors à leur venir en aide.
La critique : La Cité de la Joie fut, à titre personnel, une très agréable surprise. Ne connaissant Patrick Swayze que par des films comme Ghost (Jerry Zucker, 1990) ou Dirty Dancing (Emile Ardolino, 1987) et en n'ayant lu que le résumé du film, je m'attendais à ce que ce film de Roland Joffé soit en quelque sorte "mou du genou". Mais il n'en est rien (ou presque).
Le scénario du film part sur de bonnes bases, même si elles peuvent sembler bateau : le médecin qui se réfugie en Inde pour échapper à son échec personnel, les pauvres paysans contraints de fuir leurs terres, la rencontre finalement entre deux mondes. Tout ceci est assez bien amené et on aime voir les événements se dérouler. Malgré cela, le film se perd parfois dans des sortes de temps morts durant lesquels il ne se passe pas grand chose d'intéressant ou d'utile à l'avancement de l'histoire. Mais ce qui compte le plus dans l'histoire que raconte La Cité de la Joie, c'est le message qu'il véhicule. Il apporte un regard trop souvent détourné sur une vérité pourtant bien présente, et pas seulement en Inde. Le film vient montrer aux spectateurs dans quelle misère vivent les plus pauvres des Indiens et les lépreux. Malgré les 19 ans qui nous séparent de la sortie du film, ce message reste toujours tristement d'actualité. Joffé vient dénoncer cette misère, cette précarité quotidiennes mais aussi la main mise de certains sur ces populations qui n'ont rien pour se défendre. Tous ces éléments sont présentés avec un tel réalisme que leur dénonciation n'en prend que plus de sens.
Tout ceci est d'autant plus intéressant à regarder que les acteurs du film sont bons. Patrick Swayze interprète ici un personnage qui se démarque assez bien du reste de sa filmographie (ou au moins de celle qu'il s'était déjà constituée à l'époque). Il est émouvant, joue juste (probablement plus que dans Ghost, sorti deux ans auparavant. Om Puri, largement méconnu du public occidental, est également très convainquant. Ces deux acteurs portent une large part du rendu final du film sur leurs épaules et il y a fort à parier que leurs interprétations respectives seront encore dans les mémoires dans les années futures.
La Cité de la Joie, en plus d'être une comédie dramatique très bien tournée, est un film qui apporte un message fort sur un sujet très important et grave.
Le "Oh, au fait !" :
C'est le maître Ennio Morricone qui a composé et dirigé la musique du film.
Le film est tiré plus moins librement du roman éponyme de Dominique Lapierre paru en 1985 et dans lequel le personnage principal est un prêtre français. Ecoulé à plus de 40 millions d'exemplaires, ce roman a été publié dans un total de 31 langues différentes.