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Le Parrain, film de gangsters de Francis Ford Coppola. Avec Marlon Brando, Al Pacino, Robert Duvall, James Caan...
La note de Tranches de Ciné : 5/5
Ce film est suivi par Le Parrain - 2ème Partie (Francis Ford Coppola, 1974).
Le pitch : Don Vito Corleone (M. Brando) est à la tête d'une des cinq familles de la mafia new-yorkaise. Son refus de s'associer à Sollozo (A. Lettieri) dans un trafic de drogue met ses jours en danger et, lorsqu'il est victime d'une tentative d'assassinat, ses fils Sonny (J. Caan) et Michael (A. Pacino) vont vouloir le venger et rétablir le respect envers leur famille. On assiste alors à l'émergence de tensions entre les familles de la mafia et à celle de nouveaux meneurs.
La critique : Le mot "culte" est un terme que l'on utilise souvent à tort et à travers pour désigner un film que l'on a particulièrement aimé. Si on devait le ramener à un sens plus strict et donc à désigner les films qui sont de véritables intemporels chefs-d'oeuvre, nul doute que Le Parrain serait considéré comme culte. Et il l'est !
Adaptation du roman de Mario Puzo, ce film est parfait. Néanmoins, malgré sa très grande qualité, je ne peux m'empêcher de penser qu'il est un peu trop long. Certaines scènes auraient pu être enlevées ou au moins raccourcies sans pour autant gêner à la compréhension ou gâcher le film. Je pense notamment à toute l'intrigue autour du personnage de Johnny Fontane (Al Martino). Il est clair que cette intrigue sert à nous montrer la puissance de la famille Corleone et l'ascension de Michael mais cela était tout aussi clair sans toute cette affaire.
Malgré cela, Le Parrain est un film brillant, tout d'abord dans sa réalisation. Coppola est un maître de cinéma et nous le prouve ici en créant une atmosphère que nombre de films de gangsters ont tenté de reproduire snas jamais y parvenir correctement. Et si la maestria du réalisateur joue pour beaucoup, les acteurs ne sont pas pour rien dans cette qualité cinématographique. Que dire de Brando, si ce n'est qu'il nous impressione autant que Don Vito Corleone impressione ceux qui le croisent ? Alors qu'il ne devait pas avoir le rôle (voir à ce sujet la rubrique "Oh, au fait !" plus loin dans cet article), il joue avec une exactitude exceptionnelle ce parrain à la fois admirable et terrible. Al Pacino ensuite, qui décroche ici son tout premier grand rôle (malgré trois précédents films), est également excellent. Il incarne Michael Corleone jusqu'au bout et ne commet aucune faute, aucune faux pas. Il EST Michael Corleone, tout comme Brando EST Don Vito.
Tout ces ingrédients réunis confèrent au Parrain une aura jamais égalée et si tenace qu'aujourd'hui encore le film de Coppola est plébiscité pour sa majestuosité.
Le "Oh, au fait !" :
Marlon Brando n'aurait pas du jouer dans Le Parrain. En effet, alors qu'il devenait de plus en plus connu pour être difficilement gérable sur les plateaux de tournages, Paramount Pictures, et plus particulièrement son président, refusaient catégoriquement de le voir endosser le rôle de Don Vito, lui préférant l'acteur Laurence Olivier et cela, malgré le choix de Coppola. Mais Laurence Olivier ne put se libérer pour le rôle, sa santé lui faisant défaut. C'est ainsi que Coppola put imposer son choix.
Les scènes clés : Comme ça, entre autres, on relèvera les passages dans le bureau de Don Vito au début du film, la tentative d'assassinat envers ce dernier, la vengeance de Michael ou encore la scène du cheval de Jack Woltz.