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Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.

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Le Toubib, Pierre Granier-Deferre, 1979

     Le Toubib, drame de Pierre Granier-Deferre. Avec Alain Delon, Véronique Jannot, Bernard Giraudeau, Bernard Le Coq...

La note de Tranches de Ciné : 2/5le-toubib.jpg

 

     Le pitch : Jean-Marie Desprès (A. Delon) est médecin. Alors que sa femme vient de le quitter, il part dans un hôpital de campagne en pleine Troisième Guerre mondiale. Brisé par sa séparation et par la vie, il tente de sauver celle des autres. Puis il rencontre Harmony (V. Jannot) et l'espoir renaît.

 

     La critique : J'avoue que je n'étais pas spécialement enthousiaste à l'idée de regarder ce film et finalement, je me dis que j'aurais pu m'abstenir.

     Le Toubib propose pourtant une idée qui n'est pas si mal : voir comment un homme brisé peut revivre grâce à se rencontre avec une femme. C'est vrai que ça fait un peu bateau mais on a déjà vu des films très bien réalisés s'appuyer sur cette base. Malheureusement, ce n'est pas le cas de celui-ci. Tournant très vite au mélodrame, le film ne cesse de s'enliser dans une langueur monotone (comme le dirait Verlaine) et joue la corde dramatique jusqu'au bout, quitte à s'en brûler les mains. A aucun moment, ou presque, on ne peut penser que tout va s'arranger tant l'ambiance générale est à la dépression collective. On veut rendre le spectateur triste et on y arrive assez facilement. C'est une bonne chose d'atteindre un but qu'on a pu se fixer avant mais si c'est le seul, ça ne vaut pas le coup. Le personnage de Jean-Marie Desprès (interprété par Alain Delon) s'inscrit parfaitement dans cette veine et ne laisse en aucun présager une possible amélioration de la situation. Disons les choses franchement : il ne lui arrive que problème sur problème. Sans doute veut-on nous dire que la vie est dure, voire injuste, mais là c'est exagéré. C'est trop accentué et ça finit par rendre le propos désuet, pour ne pas dire ridicule.

      D'ailleurs, puisqu'on parle du personnage de Desprès, parlons de celui qui l'interprète : Alain Delon. Il est communément admis que cet homme est un immense acteur, et ce n'est certainement pas moi qui vous dirait le contraire. Mais cette fois, c'est un coup dans l'eau. Il surjoue constamment, que ce soit dans la gestuelle, dans la diction ou dans les expressions du visage. Tout est trop fait pour encore une fois accentuer le côté dramatique du film. Heureusement, il y a Bernard Giraudeau et Véronique Jannot. Concernant Giraudeau, je l'ai trouvé très bon. Meilleur que Delon même dans le sens où il jouait juste. Ni trop, ni pas assez, il était dans le personnage. Quant à Véronique Jannot, j'ai apprécié son côté juvénile qui permet de renforcer l'aspect fragile de son personnage.

     Ainsi, Le Toubib est un drame qui part avec de bonnes intentions et de bonnes promesses mais qui finit malheureusement par sombrer dans des travers qu'il aurait pourtant été facile d'éviter...

 

     Le "Oh, au fait !" :

     Avec ce film, c'est la troisième fois que les chemins professionnels d'Alain Delon et de Pierre Granier-Deferre se croisent. Les fois précédentes, c'était pour La Veuve Coudert en 1971, et La Race des Seigneurs en 1973.

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