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OSS 117 : Rio ne Répond Plus, comédie de Michel Hazanavicius. Avec Jean Dujardin, Louise Monot, Alex Lutz, Rüdiger Vogler...
La note de Tranches de Ciné : 4/5
Ce film est la suite de OSS 117 : Le Caire, Nid d'Espions (Michel Hazanavicius, 2006).
Le pitch : Douze ans après sa mission au Caire, OSS 117 (J. Dujardin) est envoyé au Brésil afin de récupérer des mains d'un ancien dignitaire nazi un microfilm compromettant pour la France, étant donné qu'il liste des noms de Français qui ont collaboré avec l'Allemagne nazie pendant la Seconde Guerre mondiale. Sur place, OSS 117 attire l'attention du Mossad, les services secrets israëliens, qui vont chercher à travailler avec lui.
La critique : Deuxième aventure pour OSS 117 sous la direction de Michel Hazanavicius, l'action se déroule cette fois dans le Brésil des années 1960.
Toujours aussi gaffeur et naïf, OSS 117 rempile pour une mission remplie de quiproquos et de situations loufoques, le tout soutenu par un belle palette de répliques encore une fois cultes. Néanmoins, j'ai personnellement trouvé cet opus légèrement moins bien que le premier. J'ai trouvé qu'il y avait un peu trop de longueurs, ou plutôt de scènes sans grand intérêt. Cela n'enlève toutefois rien à la qualité du film. On se marre sans grand problème à toutes les mésaventures de l'agent secret. A cela s'ajoute la qualité de la réalisation qui réutilise à nouveau les codes déjà employés dans le premier opus. On apprécie aussi cet énorme décalage entre le mode de pensée d'OSS 117, toujours ancré dans ses valeurs des années 1950, et le monde dans lequel il évolue ici, marqué par un renouveau culturel et social, et notamment l'affirmation de la femme. On rit toujours aussi de ses gaffes concernant les Juifs et les nazis, même si cela n'est pas au goût de tout le monde (car le second degré n'est pas universel).
Jean Dujardin porte encore une fois le film sur ses épaules, et peut-être même plus que dans Le Caire, Nid d'Espions. Louise Monot n'est pas franchement convainquante, même si elle jour assez bien son rôle de femme qui s'affirme. Alex Lutz n'est pas mauvais non plus mais son personnage n'est peut-être pas assez approfondi pour qu'on puisse réellement en profiter.
Finalement, ce deuxième épidose des aventures d'OSS 117 se range dans la parfaite lignée du premier.
Le "Oh, au fait !" :
La tirade du personnage de Von Zimmel (R. Vogler) est une adaptation de la tirade du personnage de Shylock dans la pièce Le Marchand de Venise, de William Shakespeare. La seule différence, c'est que le mot "nazi" remplace ici celui de "Juif".
Répliques cultes :
"Dolorès : - Et comment vous appelez un pays qui a comme Président un militaire avec les pleins pouvoirs, une police secrète, une seule chaîne de télévision et dont toute l'information est contrôlée par l'Etat ?
OSS 117 : - J'appelle ça la France mademoiselle ! Et pas n'importe laquelle : la France du Général de Gaulle !"
"Hôte d'accueil de l'ambassade d'Allemagne : - Tous les Allemands ne sont pas nazis monsieur.
OSS 117 : - Oui, je connais cette théorie..."
"Heinrich : - Je hais mon père ! C'est un nazi...
OSS 117 (après l'avoir giflé) : - Non mais oh ! Comment tu parles de ton père ? Qui c'est qui t'a nourri ? Moi, jamais je parlerai de mon père comme ça, jamais ! Moi mon père il était charron, et j'peux te dire que ça fillait doux ! Ah ça, la mère de la Bath, elle mouftait pas ! Et les enfants non plus d'ailleurs !"
OSS 117 : "D'aucun ont des aventures. Je suis un aventure."