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Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.

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L'Armée des Douze Singes, Terry Gilliam, 1996

     L'Armée des Douze Singes, film de science-fiction de Terry Gilliam. Avec Bruce Willis, Brad Pitt, Madeleine Stowe, Christopher Plummer...

La note de Tranches de Ciné : 4/5larmee-des-12-singes.jpg

 

     Le pitch : En 2035, la population humaine est décimée. Les survivants vivent sous terre afin de se protéger du virus qui a ravagé l'espèce humaine en 1997. Mais les recherches se poursuivent afin de réussir à ramener les hommes à la surface. C'est pour cela que James Cole (B. Willis) est désigné volontaire pour une mission : revenir dans le passé et empêcher la contamination.

 

     La critique : L'ex Monty Python Terry Gilliam signe ici un film loin de l'univers de la troupe comique anglaise. Action, science-fiction, angoisse sont les ingrédients de ce thriller prenant.

     Ce qu'il y a de bien avec la science-fiction c'est que même un sujet que l'on croit connaître vous semblera toujours différent selon la personne qui réalise le film et les acteurs qui jouent dedans. Car, il faut le reconnaître, cette idée de virus qui détruit en grande partie l'espèce humaine n'est pas vraiment nouvelle (même à l'époque). On a tous déjà entendu des récits futuristes et fantastiques raconter une possible extinction de notre espèce par un phénomène de ce genre. Mais, comme je l'ai dit, la façon de traiter le sujet ne sera jamais la même. Avec Terry Gilliam, on se retrouve d'abord dans une ambiance post-apocalyptique particulièrement pesante. Sans doute est-ce lié au fait que les hommes vivent sous terre et que le premier endroit où l'on voit James Cole (le personnage joué par Bruce Willis) est une cage. Lors de cette scène, on soulignera aussi le jeu sur l'image et les lumières, d'abord très faibles puis aveuglantes. Gilliam veut plonger le spectateur dans cette atmosphère lourde et il y arrive. Puis on a ce retour dans le passé et, si l'on croit d'abord que ça va aller mieux avec ce retour dans un monde que l'on connaît mieux, on se rend vite compte que c'est faux. L'ambiance est tout aussi pesante avec cette prison puis cet asile de fous où lesdits fous sont complètement déglingués (en particulier Jeffrey Goines, incarné par Brad Pitt). Et finalement, on comprend que cette atmosphère sera tenue jusqu'au bout et que, si le film connaît quelques faiblesses et/ou longueurs, elle saura en faire une oeuvre à part.

     Côté casting, je retrouve avec plaisir un Bruce Willis parfait. Tantôt sombre, tantôt attachant, il fait de son James Cole un personnage perdu (pour ne pas dire paumé) qui fait tout pour sauver le monde mais qui se heurte à l'incompréhension. A la fois costaud comme un McClane des grands jours et émouvant, Willis signe un prestation plus que satisfaisante. Et on peut en dire autant de son Brad Pitt de partenaire. Celui-ci donne avec brio tout le côté déglingué de son personnage et la scène où il apparaît pour la première fois mériterait d'être définie comme culte rien que pour ça. Il donne tout : gestuelle, expressions faciales, diction... Tout est là pour faire de Jeffrey Goines le parfait dérangé. Enfin, évoquons rapidement Madeleine Stowe qui, si elle n'est pas mauvaise au sens stricte, semble un peu fade à côté de Bruce Willis et de Brad Pitt...

     L'Armée des Douze Singes est donc un film de scienc-fiction tout à fait correct et qui mérite d'être vu et revu.

 

     Le "Oh, au fait !" :

     Terry Gilliam voulait un Bruce Willis différent de ce qu'on avait l'habitude de voir pour son film. C'est pourquoi il lui a donné un liste des "Clichés du jeu de Bruce Willis", qui contient tous les mécanismes de jeu que Bruce Willis utilise en règle général et qu'il lui fallait absolument éviter pour L'Armée des Douze Singes.

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