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Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.

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Le Serpent, Eric Barbier, 2007

     Le Serpent, thriller de Eric Barbier. Avec Yvan Attal, Clovis Cornillac, Simon Abkarian, Mminna Haapkyla...

La note de Tranches de Ciné : 3,5/5109704-b-le-serpent.jpg

 

     Le pitch : Vincent Mandel (Y. Attal) est photographe. En instance de divorce, les événements prennent une toute autre tournure lorsqu'il se retrouve au coeur d'une machination orchestrée par Joseph Plender (C. Cornillac), un ancien camarade de collège devenue détective privé. Les méthodes de ce dernier sont particulièrement dures et violentes et, pour le faire tomber, Vincent sera obligé de jouer le même jeu que son adversaire.

 

     La critique : Quand il était sorti sur les écrans, ce film ne m'avait absolument pas fait envie. Je m'attendais à quelque chose de plutôt caricatural et de mal réalisé. C'est donc six ans plus tard que je découvre un film avec ses bons et ses mauvais côtés mais qui ne me fait pas regretter de ne pas être allé le voir au cinéma.

     L'intrigue du film en elle-même n'est pas inintéressante. Cette histoire de chantage, ponctuée de meurtres et de manipulation, tient en effet plutôt la route. Elle emmène le spectateur dans une atmosphère particulièrement sombre, dont les polars français ont tendance à s'éloigner. Je ne me souviens pas avoir vu un thriller ou polar de chez nous être aussi pensant depuis un petit bout de temps. Enfin, le fait est que Eric Barbier pose une ambiance pesante qui reste présente du début à la fin. Celle-ci est d'ailleurs renforcée par une musique aussi bien composée (car complètement dans le thème) qu'envahissante. Cette musique est là tout le temps, y compris lorsque ce n'est pas vraiment nécessaire. Je disais donc que l'intrigue tient la route mais il faut toutefois reconnaître que le scénario laisse par moments à désirer. Si certains passages sont bien pensés et si certains éléments sont distillés au compte-goûte, ce qui laisse planer un certain mystère autour de Plender et de ce qui le lie réellement à Mandel, on ne pourra pas ne pas constater quelques facilités, à commencer par cette évasion au tribunal qui, si elle n'est pas complètement insensée, est amenée d'une manière beaucoup trop facile. Le scénariste semble ici être arrivé face à une situation dont il ne savait plus comment se sortir, d'autant que c'était l'instant où il fallait apporter une sorte de twist, un changement dans le comportement du personnage principal... Du coup, ce passage paraît globalement bâclé. D'autres passages pourraient être soulignés mais nous ne retiendrons ici que celui-ci.

     Côté casting, Yval Attal joue le jeu de manière tout à fait honorable. Son personnage est à l'image du film : constamment sous pression. Attal offre alors un jeu qui part dans ce sens, faisant de Vincent Mandel un personnage relativement fermé et qui semble être comme torturé intérieurement. Quant à Clovis Cornillac, je le trouve ici meilleur que dans la plupart des autres films où j'ai pu le voir. En monolithe qu'il est, il fait de son personnage une sorte de monstre assoiffé de vengeance. Il le rend complètement dérangé et psychotique. Il est effrayant.

     Le Serpent est donc un thriller particulièrement sombre mais qui faiblit à travers quelques défauts qu'il aurait pourtant été envisageable de corriger.

 

     Le "Oh, au fait !" :

     Ce film est l'adaptation du roman Plender de Ted Lewis, paru en 1971.

     C'est Yvan Attal qui a conduit le réalisateur Eric Barbier à rencontrer Clovis Cornillac pour le prendre dans le film. Les deux acteurs se connaissaient alors depuis une quinzaine d'années.

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