Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.

Publicité

Radiostars, Romain Levy, 2012

     Radiostars, comédie de Romain Levy. Avec Manu Payet, Clovis Cornillac, Douglas Attal, Pascal Demolon...

La note de Tranches de Ciné : 3,5/5Radiostars-affiche.jpg

 

     Le pitch : Ben (D. Attal) est un humoriste qui revient de New-York. De retour en France, il cherche un nouveau boulot et se retrouve bientôt engagé au sein de l'équipe de Arnold (C. Cornillac), qui anime le morning de Blast FM. Mais l'émission est en plein déclin et l'équipe se retrouve forcée par le patron de la radio à partir en tournée en France dans les différentes villes où les audiences ont diminué.

 

     La critique : La comédie à la française étant ce qu'elle est aujourd'hui, je dois avouer que je ne posais pas beaucoup d'espoirs sur celle-ci. Et pourtant, j'ai été convaincu.

     Radiostars brille d'abord par sa capacité à avoir posé des personnages relativement caricaturaux (pas tous mais quelques uns tout de même). Je pense notamment à Arnold (parisiannist arrogant et dédaigneux), à Cyril (vieux-jeune légèrement à côté de la plaque) ou encore à Jérémie (le roux bègue qui ne sert à rien, il est gratiné celui-là...). Si ces caricatures (toutes proportions gardées) ne sont pas vraiment nouvelles, elles ont au moins le mérite de permettre au réalisateur de poser des situations où chacune sera exacerbée, toujours plus grossie. Or, on retrouve ce type de situations de manière assez récurrente dans ce film. L'occasion donc de jouer sur les traits de caractère de chacun et donc de déclencher des éléments comiques. Et puisqu'on parle de comique, relevons que l'humour est d'assez bonne facture, bien qu'il oscille parfois entre "humour pas très raffiné" et "humour graveleux", deux acceptions dont on aurait pu se passer. Le passage sur avec la demoiselle aux clichés sur les Juifs est par exemple un "instant humoristique" relativement raté étant donné qu'il reprend les clichés classiques dont on a (beaucoup trop) l'habitude. Mais bon, on se marre la plupart du temps et c'est déjà ça. On notera également ce running-gag bien foutu qui tourne autour de savoir si le chauffeur de bus est un homme ou une femme (il faut dire qu'on a du mal à le deviner, mais il suffit de lire le casting pour le savoir...). Au-delà de la simple comédie, Radiostars est aussi un road-movie, un de ces films où les personnages, une fois sur les routes, vont se (re)découvrir. Les jugements et a prioride chacun (que ce soit envers leurs camardes ou envers eux-mêmes) vont être mis à rude épreuve, les tensions vont être décuplées (etc.) pour finalement remettre tout le monde en question. Et si la remise en question est (elle aussi) somme toute assez classique, elle ne perd pas pour autant de sa saveur, peut-être parce qu'elle se fait dans une ambiance différente de celle des road-movies dont on a l'habitude : la comédie.

     Côté casting, on retrouve un Clovis Cornillac qui, il me semble, n'est pas spécialement à l'aise. J'ai toujours pensé que la comédie n'était pas son fort et ça se confirme ici, d'autant qu'il incarne le personnage le plus antipathique et le moins drôle de la bande. Non, décidément, Cornillac est fait pour jouer des hommes durs. C'est un acteur de drame, de thriller mais certainement pas de comédie. Manu Payet en revanche est bien plus à l'aise. Il faut dire aussi qu'il nage ici dans deux univers qu'il connaît bien : la radio (qui l'a révélé il y a déjà quelques temps) et la comédie. Et, au final, il s'en sort plutôt bien, il fait rire et offre sans doute la meilleure prestation de l'ensemble. On soulignera aussi les seconds rôles, relativement inégaux. Si Pascal Demolon offre par exemple une prestation digne d'intérêt, il n'en est malheureusement pas de même pour Douglas Attal, qui se trouve aussi effacé à l'écran que son personnage l'est derrière ces animateurs de radio.

     Romain Levy livre donc un road-movie comique plutôt réussit, qui offre une certaine fraicheur dont on pouvait craindre l'absence. Mais on ne peut pas s'empêcher de croire que ça aurait pu être mieux.

 

     Le "Oh, au fait !" :

     Romain Levy a testé les blagues les moins politiquement correcte sur sa mère. Si elle appréciait, il les gardait. Michel Hazanavicius applique la même méthode.

     Lors du montage, c'est pas moins de 15 versions différentes qui ont été mises en forme avant d'arriver à ce résultat final.

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article