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Stalingrad, film historique de Jean-Jacques Annaud. Avec Jude Law, Ed Harris, Joseph Fiennes, Rachel Weisz...
La note de Tranches de Ciné : 4/5
Le pitch : En 1942, la bataille de Stalingrad fait rage. L'Allemagne nazie a rompue le pacte de non-agressions qu'elle avait signé avec l'URSS qui, face à la menace envoie des milliers d'hommes au combat. Parmi eux, Vassili Zaitsev (J. Law), jeune berger et tireur d'élite. Ce dernier va alors à lui assassiner nombre d'officiers nazis. Devant ces pertes, lmes Allemands envoient sur le terrain le major König (E. Harris), tirueur d'élite également. S'engage alors à Stalingrad un duel entre les deux hommes.
La critique : Basé sur des faits réels, Stalingrad permet à Jean-Jacques Annaud de poursuivre sa carrière de réalisateur de films historiques. Et il le fait plutôt bien.
Avec Stalingrad, il y un piège dans lequel ne pas tomber : ce film ne raconte pas la bataille qui toucha durement cette ville. Non, il raconte le duel qui a opposé deux tireurs d'élite, l'un Soviétique et l'autre Allemand, au coeur de ce conflit. Néanmoins, Jean-Jacques Annaud n'oublie pas ce contexte particulier et réussit à le souligner de manière frappante. Pour cela, il suffit de regarder les 15 première minutes du film. On est presque immédiatement plongé dans la violence inouïe de cette bataille urbaine avec ces hommes envoyés au front avec un fusil pour deux et encerclés par leurs ennemis les nazis d'un côté et par leurs propres officiers de l'autre, ces derniers n'hésitant pas à abattre les soldats qui battent en retraite. Sur ces scènes-là, Annaud réalise un travail remarquable qui retranscrit de manière efficace la violence inhérente à cette bataille. Ce schéma reviendra de manière plus ou moins régulière au cours du film. Concernant le duel Zaitsev / König, on peut dire qu'il s'agit de quelque chose de fort. Ce duel installe une atmosphère particulièr et pesante qui n'ira qu'en se renforçant tout au long du film. On regrette cependant que tout ceci finisse par prendre des longueurs plus ou moins utiles. On regrette aussi que Jean-Jacques Annaud, sans doute porté par le souvenir de son film Le Nom de la Rose, nous impose une fois de plus une scène sexuelle comme celle qu'il nous montre ici et pour deux raisons (je ne suis pas puritain mais bon, il faut faire la part des choses) : c'était absolument évitable (ça n'a ici aucun intérêt) et c'était franchement ridicule (comment peuvent-ils faire ça en plein milieu de ce "dortoir" ? Un peu exagéré donc). Enfin, j'évoquerai rapidement la musique originale du film afin de parler de James Horner, fidèle de Jean-Jacques Annaud et James Cameron et qui, malheureusement, fait pratiquement un copier-coller de la musique qu'il avait déjà composée pour Le Masque de Zorro (M. Campbell, 1998). Dommage...
Côté casting, on retrouve avec plaisir un Jude Law convenable qui apporte toute la jeunesse qu'il convient de donner à Vassili Zaitsev. Il lui donne cet air innocent du jeune berger mais sait également en faire le redoutable soldat qu'il est. De son côté, Ed Harris incarne à merveille le major König, lui prêtant idéalement ses traits si fins et son air si froid.
Stalingrad reste donc un très bon film malgré les quelques défauts soulignés.
Le "Oh, au fait !" :
Avant Jean-Jacques Annaud, Sergio Leone avait lui aussi envisagé de porter la bataille de Stalingrad sur grand écran, avec Robert De Niro notamment.