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La Bataille de la Planète des Singes, film de science-fiction de Jack Lee Thompson. Avec Roddy McDowall, Claude Akins, Austin Stoker, Natalie Trundy...
La note de Tranches de Ciné : 2,5/5
Ce film est la suite de La Conquête de la Planète des Singes (Jack Lee Thompson, 1972).
Le pitch : Plusieurs années après la révolte simienne menée par César (R. McDowall), les singes dominent la Terre. Pacifique, César accueille auprès de lui et son espèce tous les humains qui souhaitent les rejoindre, sans pour autant réellement les considérer comme leurs égaux. Mais deux menaces apparaissent. D'abord le Général Aldo (C. Akins), un gorille qui veut prendre le pouvoir et exterminer les hommes. Ensuite, des humains mutants qui vivent cachés dans les vestige d'une ville ravagée par la bombe nucléaire et souhaitant refaire de la Terre la planète des hommes.
La critique : Ainsi s'achève la saga de La Planète des Singes : avec le deuxième plus mauvais film qu'elle pouvait nous offrir. Dès le début, on se rend compte que quelque chose ne va pas : les singes savent tous parler et surtout penser, à l'image des hommes. Cela serait passé inaperçu si l'action s'était déroulé plusieurs milliers d'années après le précédent opus. Or, seulement 15 à 20 ans se sont écoulés depuis la révolte des singes. Il paraît donc incongru et non crédible que les singes aient pu atteindre un tel degré d'évolution en si peu de temps.
Enfin, passée cette surprise, voyons ce que nous raconte ce film. Les tensions grandissent entre trois groupes d'individus : les singes pacifistes, les singes conquérants et les humains revanchards. On retrouve ici une sorte de condensé de que les relations humaines et politiques ont pu nous offrir, aussi loin que l'on s'en souvienne. Sans doute cherche-t-on à nouveau à nous faire prendre conscience de notre propre situation, caractère typique des différents épisodes de la saga. Ensuite, tout n'est pas nécessairement logique dans ce film et les réactions des personnages viennent parfois en contradiction avec ce à quoi on s'attendait. On les voit s'enrager quand ils pourraient rester calmes et ils restent parfois passifs alors qu'il faut agir...
On appréciera toutefois la fin du film, toute en ironie avec ce discours pacifiste et égalitaire se concluant sur les larmes de la statue de César. Triste présage qui laisse entrevoir une fois de plus le contexte politique de l'époque.
C'en est donc fini de la saga La Planète des Singes et on le regrette d'autant plus que cette fin est bien trop fade.
Le "Oh, au fait !" :
John Landis, entre autre réalisateur de The Blues Brothers et The Blues Brothers 2000 apparaît dans le film.