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La Conquête de la Planète des Singes, film de science-fiction de Jack Lee Thompson. Avec Roddy McDowall, Hari Rhodes, Natalie Trundy, Don Murray...
La note de Tranches de Ciné : 3/5
Ce film est la suite des Evadés de la Planète des Singes (Don Taylor, 1971).
Il est suivi par La Bataille de la Planète des Singes (Jack Lee Thompson, 1973).
Le pitch : En 1991, chats et chiens ont disparu de la surface de la Terre, victimes d'une épidémie. Les singes les ont alors remplacés en tant qu'animaux de compagnie mais les hommes en ont aussi vite fait leurs esclaves. Victimes de mauvais traitements, notamment pendant leur phase de conditionnement qui doit les préparer à leur future vie au service des hommes, et vendus aux enchères comme on vendait les esclaves autrefois, les singes ne sont finalement plus que des objets. Mais le fils de Zira et Cornélius, renommé César (R. McDowall), après avoir perdu celui qui l'a recueilli quand ses parents sont morts va, grâce à sa plus grande intelligence, prendre conscience de la situation et devenir le leader de la révolution des singes.
La critique : La fin du film précédent était sans appel : il fallait une suite. Dans la suite en question, on souhaitait enfin comprendre comment les singes ont pris le dessus sur les hommes. Et, fort heureusement, ce nouvel opus répond sur toute sa durée à la question.
Le scénario est assez bien travaillé. On voit comment César prend conscience de la situation catastrophique des signes, comment il organise sa révolte, comment il la mène. Les singes, à l'exception de César, ne sont pas encore évolués. Ils ne parlent pas et ne réalisent leur sort que lorsqu'un singe plus intelligent leur montre ce qu'il en est. En cela, le scénariste Paul Dehn évite correctement un piège dans lequel il aurait pu tomber : faire évoluer les singes trop vite. On lui reprochera toutefois d'être allé trop vite. A peine 1h20 après le début du film est tout est plié, à l'issue d'un final philosophique bien orchestrée mais qui fait suite à une bataille assez lente et molle.
En ce qui concerne les acteurs, il n'y a pas grand chose à dire de plus que pour les trois films précédents. Roddy McDowall survit à son personnage de Cornélius et interprète désormais le fils de celui-ci, César. Il est donc normal de retrouver en César ces traits simiesques si bien exécutés par McDowall. Une autre actrice est de retour sous les traits d'un singe. Il s'agit de Natalie Trundy, qui interprétait le rôle du docteur Stéphanie Branton dans le film précédent mais aussi une des humaines mutantes (Albina) du Secret de la Planète des Singes. On remarquera qu'elle ne réalise pas la même performance que Kim Hunter en singe mais peut-être cela est-il dû au trop faible rôle donné à son personnage de Lisa.
Finalement, avec La Conquête de la Planète des Singes, la transition est assurée entre deux mondes (celui des hommes puis celui des singes) et surtout entre deux films. On lui reprochera, comme je l'ai dit plus haut, d'être toutefois trop court. Il apporte certes les éléments nécessaires pour comprendre comment tout a basculé mais il aurait gagné en grandeur en apportant plus de détails, en travaillant plus la bataille que mènent les singes face à leurs oppresseurs.
Le "Oh, au fait !" :
Si l'on essaie de faire un lien entre le livre de Pierre Boulle, cette saga, le film de Tim Burton et le dernier né de Rupert Wyatt, on dira que ce dernier n'est pas une nouvelle adaptation du roman original, étant donné que son action se situe avant l'histoire que raconte Pierre Boulle (où les singes dominent déjà). De plus, on ne peut pas réellement établir de lien avec ce roman puisque, pour Boulle, l'histoire se déroule sur une autre planète que la Terre. Ainsi, avec La Planète des Singes : les Origines, Rupert Wyatt se rapproche bien plus de la saga initiale des années 1970 et réalise en quelque sorte un remake de l'épisode dont nous parlons dans cet article.