Bienvenue sur Tranches de Ciné. Ce blog a pour but de vous faire découvrir ou redécouvrir des films de tous genres.
Steak, comédie de Quentin Dupieux. Avec Éric Judor, Ramzy Bedia, Jonathan Lambert, Sébastien Tellier...
La note de Tranches de Ciné : 1/5
Le pitch : En 2016, Blaise (E. Judor) sort de son internement psychiatrique. Il découvre alors un monde changé, où la chirurgie esthétique est une mode chez les jeunes. Il retrouve son ami d'enfance Georges (R. Bedia), qui a intégré la bande des Chivers, un groupe de jeunes qui portent blousons rouges et bottines et boivent uniquement du lait.
La critique : Rien qu'à voir de quoi parle ce film, on sait qu'il ne faut pas s'attendre à grand-chose. Et on a raison, ça rend la déception moins grande.
Avant Steak, j'avais vu trois films avec le duo Éric & Ramzy : La Tour Montparnasse Infernale (Charles Nemes, 2001, pas si catastrophique que ça), Double Zéro (Gérard Pirès, 2004, nul) et Les Dalton (Philippe Haim, 2004, ridicule). Autant dire qu'en tombant par hasard sur Steak, je me doutais que ça ne serait pas du haut niveau. Pour autant, je ne sais pas vraiment quoi dire de ce que j'ai vu ici... Plusieurs adjectifs me sont venus à l'esprit pendant que je regardais : "drôle" (pas souvent mais c'est arrivé quelques fois), "absurde", "stupide", "pathétique", "affligeant", pour finalement conclure sur "nul". Franchement, je n'ai pas compris le sens de cette pseudo-comédie, qui ressemble d'ailleurs plus à un gros délire entre potes qu'à une comédie. Quand on n'a pas de scénario, on ne fait pas de film. Car non, définitivement non, il n'y a pas de scénario dans ce film qui ne raconte absolument rien. Pas d'histoire, pas d'intrigue, même pas un petit fil rouge qui servirait à donner une trame intéressante à l'ensemble. C'est bien triste. Et puis il y a ces scènes (trop nombreuses dans ce cas) qui ne servent strictement à rien si ce n'est à combler l'immense vide scénaristique qu'est le scénario en lui-même. Quant à la fin... Sérieusement, qu'est-ce que c'est que cette fin ? Elle ne sert à rien, ne débouche sur rien et laisse le courageux spectateur qui a réussi à tenir jusqu'au bout comme un idiot devant sa télé en se disant : "Et maintenant ?"
En ce qui concerne les acteurs, je préfère même ne pas m'étendre. Il n'y en a pas un pour rattraper les autres. Le duo Judor-Bedia fait du Éric & Ramzy pur jus, ce qui a le don d'être assez répétitif. Par moments trop rares, Éric Judor me fait sourire (voire rire, ça dû arriver une ou deux fois) mais le reste du temps, rien.
Bref, Steak est l'archétype même de la comédie ratée, du film qui n'avait pas vocation à en devenir un.
Le "Oh, au fait !" :
Quentin Dupieux ne vous dit peut-être rien. C'est sans doute parce qu'il est plus connu sous son nom d'artiste de la scène électro-pop : Mr. Oizo.
Avant de se lancer dans l'aventure Steak, Éric & Ramzy avaient proposé à Michel Gondry de monter avec eux le projet qu'était alors Seuls Two. Mais le cinéaste fut appelé par Jim Carrey et Charlie Kaufman pour tourner Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Ouf !